Saint-Martin-le-Vieux
Haute-Vienne (87)

Historique

Chronique : Le vieux SAINT MARTIN

Pourquoi «le vieux» ? Au 11ème siècle, cette paroisse, placée sous le patronage de St Martin était appelée «St Martin d’Aixe» .Elle reçut le qualificatif « vieux » pour la différencier et marquer son antériorité par rapport à d’autres et notamment à la plus proche, celle de Saint Martinet, maintenant dans la commune de Meilhac. «Vieux» doit donc être pris au sens d’«ancien» et notre commune offre en effet, de nombreuses preuves d’une occupation très ancienne de son sol, ce qui peut être la preuve de son attractivité pour les hommes de toutes les époques.


Elle compte une douzaine de sites répertoriés où furent trouvés de nombreux vestiges d’origine préhistorique ( silex, haches polies) comme Sargnat, Joubert, Babaneix, le Bancharaud, la Chaize…
De l’époque gallo-romaine de nombreux indices ont été découverts, par exemple au Breuil, à l’Ermitage ou encore au Bourg (monnaies, vasques en granit, fragments de céramiques, tuiles à rebord ou pastoureaux souvent réemployés dans les murs comme celui du presbytère.
Du Moyen-Age, l’église reste le témoin privilégié au moins par sa façade car elle fut rebâtie aux 15ème et 16ème siècles. En 1824, lors de l’établissement du cadastre, St Martin comptait 150 maisons dont quelques belles demeures comme Arthout ou Mardaloux mais aussi le château  de La Judie, construit au 17ème siècle et 6 moulins.

 

Chronique CONSTRUCTION DE LA MAISON D’ECOLE

C’est en 1863 qu’un projet de construction d’une maison d’école double voit le jour et le premier devis est élaboré par le Sieur Jean Romefort, entrepreneur à Limoges. Celui-ci se monte à 11763,65F+ 636,75F( pour honoraires et travaux imprévus…)


La construction débutera en 1881 après l’obtention de diverses subventions – «secours»- notamment une de 3000F de la part de Mr le Ministre de l’Instruction Publique.


D’autres devis viendront s’ajouter : un de 4405F pour «préaux, privés et urinoirs, puit, placards et serrures» ! et un de 2110F pour mobilier scolaire : tables pour 62 élèves, 1 estrade, 1 bureau de maître, 1 bibliothèque, 1 porte-cartes et un poële pour chaque classe, celle des filles et celle des garçons. Plusieurs différents à propos de malfaçons et de retards opposeront l’entrepreneur au maire de la commune, Mr Peyrichou et à l’architecte chargé des travaux, Mr Nanot d’Aixe sur Vienne .Mais d’autres «secours» viendront et l’achèvement des travaux se fera en 1882.


Sur le plan, visible en mairie, on peut voir la classe des filles et celle des garçons de part et d’autre du logement de l’instituteur et de l’institutrice, une cour pour les filles et une cour pour les garçons séparées par un mur avec un puit, au fond des cours : les «urinoirs», les préaux couverts et bûchers MAIS pas de cantine…A cette époque-là, ni cantine ni transport scolaire n’étaient prévus et c’est à pied que les élèves venaient souvent de très loin.

 

Eglise de Saint-Martin

L’église de Saint Martin

L’église primitive date de la fin du 12ème siècle, elle fut rebâtie en 1492-1495, réparée au 19ème siècle et d’importants travaux de rénovation extérieurs mais aussi intérieurs viennent de lui donner une nouvelle jeunesse et un aspect qui fait l’admiration des habitants et des nombreux touristes de passage !


Sa cloche fut baptisée en 1835 et on peut lire dessus cette inscription en spirale : MR Jn François Valrivière, curé docteur.


Marraine Jeanne Françoise du Cheyrou de Bonnefond épouse de Mr Roulac du Vic Chr de Saint Louis
Léonard Desbordes maire de Saint Martin le Vieux 1835
Prosper de Tournefort Lemovicencis Episcopus Christ- êveque de Limoges.

 

Histoire de quelques chemins traversant St Martin…

Le problème du franchissement des cours d’eau.

Sauf en période de grosses eaux, tous les cours d’eau de la commune pouvaient être traversés à gué. Pour faciliter le passage, il y avait aussi plusieurs « planches » . Ce nom désignait soit une petite passerelle en bois reliant les deux rives soit un pont rustique dont le tablier était constitué de pierres brutes de grandes dimensions. L a »planche » en pierre du Pont- Péry, toujours en place sur l’Arthonnet, ne fait que desservir les abords d’un moulin. Une « planche » qui a disparu desservait le siège de la prévôté d’Arthout. Une autre en pierre reliait Sargnat, l’Echirpeau et le Montaneau au boug. Ce chemin traversait d’abord le ruisseau du Got et passait à la croix du Bancharaud avant d’accéder au bourg.


Près du bourg, pour la traversées de l’Aixette, l’ancien cadastre mentionne un « communal de planches » et une « peyrade », c'est-à-dire un gué dallé. Mais il n’y eut jamais de pont avant la construction, en 1852, du pont actuel et du chemin no 17.


Un itinéraire de grand parcours : le chemin de Poncharaud. Son tracé servait à déterminer les limites avec Lavignac jusqu’à la Croix du Marchadaud où se tenait un important marché rural, attesté au XII eme siècle


Deux itinéraires de long parcours d’origine préromaine :

un itinéraire préromain vers Bussière-Galant et un autre en direction de Firbeix.


Ils avaient un tracé commun en direction de Tarn,(Aixe) carrefour routier d’origine antique.
Le premier demeura en usage après la romanisation de la Gaule et fut encore fréquenté au Moyen Age ce qui justifia la construction d’un pont en pierre au Pont Péry. A l’automne 1581, Montaigne emprunta ce chemin pour regagner Bordeaux dont il venait d’être élu maire.lI voyageait à cheval avec une petite escorte, passa la journée du samedi à Limoges où il acheta un mulet puis « vint coucher aux Cars, à cinq lieues où il n’y avait que Madame des Cars. Le lundi, « vint coucher à Thiviers, 6 lieues »...


(d’après Marcel Villoutreix. Recherches sur l’occupation du sol en Limousin)

 

 

BORNE MICHELIN

 

                                                             

 

Chaque jour, nous sommes nombreux à passer devant un «monument» rare du petit patrimoine de notre commune, sans peut-être le remarquer. Il s’agit de la borne Michelin située sur la D17, au débouché de la route conduisant au château de la Judie.

Ce modèle, dit «borne d’angle» correspond à celles mises en place dans les années 30 par la société Michelin.

 

Petit rappel historique :

Dès 1908, André Michelin fut un véritable pionnier de la signalisation routière. Entre 1911 et 1914, ce sont quelques 30 000 plaques émaillées qui seront offertes aux municipalités de France. Au lendemain de la 1ère guerre mondiale, Michelin entreprend seul l’étude d’un appareil de signalisation qui regrouperait toutes les indications nécessaires à l’automobiliste sur un seul support. La fameuse borne d’angle cubique à 4 faces apparait ainsi dès 1918, mais ne prend sa forme définitive qu’en 1928, et des centaines de ces bornes sont installées gracieusement aussi bien en agglomération qu’en rase campagne.

L’ancêtre sympathique de nos panneaux directionnels actuels  est un cube couvert de plaques de lave émaillées, surmonté par un chapeau en béton, le tout reposant sur un pied en béton armé et on peut en croiser sur les anciennes grandes routes ou au fin fond de nos campagnes. Son emploi sera peu à peu limité «aux intersections peu importantes» mais ces bornes seront produites jusqu’en 1971.

 

Comme presque toutes les autres, officiellement implantées à partir de 1930,  la nôtre est datée de façon manuscrite : 1-9-30…  L’émail des plaques est de couleur blanche et un bandeau (blanc pour le VO et bleu pour le GC) indique le nom du sponsor – ici : ACL Borne Michelin- Cette publicité sera interdite après la guerre de 39-45. Elle indique un chemin de grande communication  entre Saint Martin et Burgnac, le GC 17  et le chemin vicinal ordinaire VO 4 qui conduit au Breuil.

Elle est en bon état et mérite d’être conservée, protégée.

 

 

Chronique : Les Moulins

Le Moulin du Coudert ou De La Judie :

Situé sur la rive droite de l’Aixette, en aval du gué de Poncharaud et non loin de Villoutreix, il existait déjà en 1540 sous le nom de Moulin Coudert. Au 19ème siècle, il rejoignit le domaine de La Judie dont il prit le nom.

Le Moulin de la Chaize :

Situé sur l’Arthonnet, en aval du Moulin d’Arthout dont il ne reste que quelques pierres, ce moulin existait déjà en 1563. Il faisait partie du « tènement de La Chaize » qui dépendait de la prévôté d’Arthout à laquelle il devait payer une rente.

Le Moulin du Pont-Péry :

Construit en 1585 par Pierre Mousnier, charpentier, habitant du village de la Chaize, il est situé sur la rive gauche de l’Arthonnet. A l’origine, c’était un moulin à meule avec une roue à cylindre. Ce moulin fût l’un des derniers en activité dans notre région. En 2005, il a été racheté et rénové. Une  partie est devenue un gîte.

Le Moulin Japaud :

Créé en 1655 et utilisé comme moulin à papier dans un premier temps, il devint en 1728, un moulin à draps. Fouler les draps était l’opération qui consistait à les «  dégraisser  » puis à les feutrer pour les rendre plus doux et plus souples.

Le Moulin de la Pouette :

Son origine est antérieure au 18ème siècle. Il est situé sur la rive gauche de l’Aixette, un peu en amont du Moulin Japaud.

 

 
 
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